Le ciel nous vengera. Nicolas Daubanes.

Le ciel nous vengera. Nicolas Daubanes.

  • Exposition
  • Lieu Le Castelet
  • Public
    • En famille
    • Jeune Public
    • Tout Public
  • Tarif Entrée libre | visite guidée : 3€

Du 4 mars au 22 août 2026, le Castelet de Toulouse accueille une exposition de Nicolas Daubanes rassemblant ses œuvres autour des thèmes de l’enfermement et de la mémoire des lieux.

Une exposition qui dialogue entre passé et présent

L’artiste Nicolas Daubanes (1983) développe depuis plus de quinze ans une œuvre centrée sur l’univers carcéral - dessins, installations, vidéos - nourrie par des résidences immersives en maisons d’arrêt. Son projet d’exposition au Castelet prolonge sa résidence à la Villa Médicis, en mêlant références historiques, comme les prisons imaginaires de Piranèse, et créations contemporaines.

Oeuvres et résonance avec le lieu

Anciennement lié à la prison Saint-Michel, la bâtisse du Castelet porte en lui la mémoire des lieux d’enfermement toulousains et offre un contexte singulier pour présenter le travail de Nicolas Daubanes.
Cette exposition pluridisciplinaires entre art contemporain et patrimoine toulousain invite à une réflexion sensible sur l'invisibilité de nos prisons et sur les formes que peut prendre l'enfermement aujourd'hui.

Visites et médiations

Découvrez l'exposition en visite libre ou guidée, au coeur de l'ancienne prison Saint-Michel.
Livret de visite et dispositif de médiation vous accompagnent dans la découverte des oeuvres, de leur contexte historique et de la mémoire du lieu.
Vernissage le samedi 7 mars 2026, à 17h à la Maison Salvan et à 19h au Castelet.

Le Castelet emprisonne Nicolas Daubanes : art et mémoire toulousaine

Le Castelet et l’œuvre de Nicolas Daubanes se rejoignent dans une intimité profonde, où la mémoire carcérale du lieu amplifie la philosophie de l’artiste. Les murs de l’ancienne prison Saint-Michel (que l’on aperçoit depuis le Castelet) portent les marques de siècles d’enfermement toulousain : son béton fissuré par le temps, sa pierre érodée par l’humidité et ses traces discrètes d’évasions partagées dans les discours mémoriels du lieu. Ces surfaces usées résonnent parfaitement avec les matériaux historiquement choisis par Daubanes, sa limaille de fer ou son béton sucré.

“Le Mur de l’Atlantique” : le sabotage comme acte de résistance

Parmi les techniques utilisées par l’artiste on retrouve celle dit du “béton sucré”. Cette astuce des Résistants de la Seconde Guerre mondiale faits prisonniers et contraints de fabriquer le “Mur de l’Atlantique”, consistait à ajouter 10 grammes de sucre par bétonnière, privant le béton de sa solidité et faisant s’effriter les fortifications ennemies, préparant ainsi la Libération. Daubanes réutilise cette matière pour en faire des sculptures et mettre face à face la fragilité à la résistance.

Une fragilité apparente, celle des murs comme celle des matériaux, qui permet le dialogue entre la mémoire pétrifiée du Castelet et le travail créatif de l’artiste. Leurs univers sont au service l’un de l’autre transformant l’enfermement en tension vivante qui mène à la renaissance symbolique.

L’exposition propose des visites guidées pour une découverte plus approfondie de ses œuvres.