Visite guidée de l’exposition de Nicolas Daubanes
- Visite guidée
- Lieu Le Castelet
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Public
- En famille
- Jeune Public
- Tout Public
- Tarif 3€
Au Castelet, découvrez les œuvres récentes de l'artiste contemporain occitan lauréat de nombreux prix. Pensionnaire à la villa Médicis, il évoque l'enfermement, la résistance et la fragilité humaine.
Une œuvre entre contrainte et liberté
Depuis plus de dix ans, Nicolas Daubanes explore l’univers carcéral non pas comme simple sujet, mais comme métaphore de la condition humaine. De part son expérience personelle, il place au centre de sa démarche l’idée de vulnérabilité, de corps trahi et de temps suspendu.
Ses matières comme la limaille de fer, le béton sucré, le verre ou le bois portent en elles une tension paradoxale : la solidité face à la fragilité, l’immobilité à la fuite, la destruction à la création.
Un dialogue entre mémoire et création
Présentée dans un lieu chargé d’histoire, cette exposition met en résonance les œuvres contemporaines de Daubanes avec des figures majeures du patrimoine artistique français et italien : Ingres, Piranèse ou encore Domènec.
À travers ces correspondances, Le Ciel nous vengera interroge notre rapport au passé, à la résistance et à la manière dont les formes artistiques peuvent rendre visibles les blessures des corps et des sociétés.
Pour en savoir plus, nos médiateurs seront là pour vous guider à travers le Castelet et l'essence des œuvres de Daubanes, prêts à répondre à toutes vos questions lors de la visite.
Deux œuvres majeures à découvrir
La Fontaine de la Villa Médicis
Pièce centrale de l’exposition, cette fontaine monumentale reproduit à l’échelle 1 la célèbre vasque de la Villa Médicis à Rome, réalisée ici en bois issu de quinze portes de prison. Pour Daubanes, cette transformation a valeur de symbole : redonner vie à la matière carcérale, lui rendre son aptitude à refléter la lumière, à déployer une ouverture vers le ciel.
Mise en eau dans la cour du Castelet, la fontaine renverse la perspective de l’enfermement : pour un détenu, la seule façon de voir le ciel sans lever la tête est de contempler son reflet dans une flaque. Ici, le ciel devient image de liberté.
Le Triptyque de Saint-Michel
Réalisé en limaille métallique sur panneaux magnétiques, ce triptyque revisite l’architecture de la prison Saint-Michel, dont les murs abritent aujourd’hui l’exposition. Les bandes du papier magnétique rappellent les barreaux, tandis que la poudre de fer, libre et instable, semble s’évader peu à peu de la surface.
Cette œuvre, à la fois puissante et fragile, illustre le paradoxe entre la coercition et le désir d’émancipation.